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Le 1er juin 2010
 ÿ ëþâëþ óçáåêèñòàí...suite

Khiva...õèâà
De Tashkent, 15 heures de train permettent de traverser tout le pays et de rejoindre la ville de Khiva.
En temps normal, Khiva
est un musee a ciel ouvert ou se cotoient par dizaines minarets, medressahs, musees et mosquees; une
autre version de Bukhara en quelque sorte, plus excentree et plus calme... Tellement calme qu'il n'est pas rare d'entendre parler de ville morte au sujet de Khiva...
Je crois que c'est avec cette impression mitigee la que j'aurais quitte la ville de Khiva si je n'avais pas eu la chance de tomber sur un festival annuel organise par la fille du president, Gulnara Karimova (a la fois chanteuse, styliste, mannequin, etc... la vie est tellement plus facile quand papa est president!). Ce festival a pour but de promouvoir les coutumes, danses et musiques traditionnelles ouzbeks.
Autrement dit, les ruelles normalement desertes de Khiva (a un groupe de vieux touristes bien franchouillards pres) etaient, pendant deux jours, bondees de groupes de musiques, danseurs, artistes et une foule impressionnante de locaux venus parfois de loin pour assister a cet evenement. Toutes les teles et radios du pays etaient presentes et se faisaient une joie d'interviewer les premiers touristes qu'ils croisaient...Khiva debordait donc de monde, de bruit, de couleur, de jolies filles, d'ambiance et de joie.


  

Au programme des festivites: defile, concerts, repas collectifs, combats de beliers et de coqs, spectacles,...
Avec mes deux potes de voyage, on a assiste et participe a une grande partie des spectacles. Les combats de beliers (ou on a tout fait pour lancer des paris, en vain...) nous ont impressionnes...
Combats de coqs...
...et de beliers:
   tentative d'intimidation d'avant combat    celui qui perd est celui qui finit par refuser le combat     le lot du belier vainqueur: un tapis!!
                                                                            en esquivant la charge de l'autre...

  
Un des gagnants de la journee...


 



...mais ce sont bel et bien les concerts avec danses traditionnelles qui nous ont le plus marques...


Tout le monde voulait danser avec nous. Les gens s'affairaient autour de nous pour partager ces moments avec ces etranges touristes barbus. On a danse ainsi des heures et des heures, en etant trimballes d'un groupe a l'autre. On a bien cru qu'on allait finir sur la scene principale, avec Gulnara!! Le pietre danseur que je suis a eu du mal a suivre le rythme infernal des danses traditionnelles...mais le coeur y etait!
Entre deux danses, il fallait aussi repondre aux interviews de la tele, des magazines et de la radio ouzbeks. On nous a meme fait enregistre un petit jingle dans le style: "I'm Nicolas, from France; I'm Alex, from the United States; I'm Martin, from Denmark...(et a l'unisson...) and you're watching TVM!!!" (Les Will Smith, Beyonce et autres...n'ont qu'a bien se tenir!)

 

 

  




  
 


Cela nous a valu une notoriete passagere dans les ruelles de Khiva, ou les locaux etaient fiers de nous dire qu'ils nous avaient vus danser!!
A ces dates-la, Khiva etait sans conteste l'endroit ou il fallait etre! 
Les deux jours qui ont suivis ont vu peu a peu la ville revetir son costume habituel de ville morte, mais peu importe...Les quelques jours passes a Khiva resteront graves comme un des meilleurs moments de ce voyage.

  
Les ruelles de Khiva...



Ses souvenirs en tout genre...dans le quartier touristique

    


Son marche, dans le quartier traditionnel
  

 







    

 

 



  
 L'Arc et le minaret Kalta Minor
 

Coucher de soleil sur Khiva


  
Al-Kharazmi, celebre mathematicien originaire de Khiva
  




Moynak...ìóèíàê
Pour me rendre a Moynak depuis Khiva, il m'a fallu une journee de route qui s'est decomposee de la facon suivante: taxi collectif entre Khiva et Beruni (1 heure); mashrutka entre Beruni et Nukus (3 heures); train entre Nukus et Khungrad (4 heures) pour finir en mashrutka entre Khungrad et Moynak (1 heure)... A cela, il faut rajouter les temps d'attente et les temps de negociations des prix qui peuvent aller de 5 minutes a plus d'une heure...
Pour faire autant de trajet, passer autant de temps dans des transports pas toujours tres confortables (c'est le moins qu'on puisse dire) et depenser autant d'energie a negocier et essayer de trouver les transports les meilleurs au rapport rapidite/prix, cela doit etre sans aucun doute pour voir un paysage de reve, avec palmiers, transats, eau turquoise, dauphins et hotesses aux moindres soins...
Presque...

Moynak etait un des principaux port de peche sur la mer d'Aral...il y a 50 ans!!
C'etait avant la decision sovietique d'intensifier la culture du coton en Ouzbekistan et au Kazakhstan... Celle-ci a necessite le detournement des fleuves Amou-Darya et Syr-Darya pour irriguer les cultures. C'est bien pense, sauf que ces deux fleuves se jetaient auparavant dans la mer d'Aral et que l'eau douce qu'ils y amenaient etait vitale pour la mer. Le manque d'apport en eau a asseche alors peu a peu la mer d'Aral dont le niveau a baisse de 20 a 60 cm par an. Elle a perdu les trois quarts de sa superficie et 90% de son volume, ce qui a augmente la salinite de l'eau et tue quasiment toute forme de vie.
Les quantites gigantesques de pesticides et d'insecticides qui, jadis, avaient ete transportees par les deux fleuves de la mer et s'etaient depose au fond du bassin, ainsi que les sels laisses par les eaux se retirant, se sont retrouves, au fur et a mesure que l'evaporation progressait, a l'air libre, provoquant le taux de mortalite infantile le plus eleve au monde, et des taux anormalement eleves de cancers et d'anemies directement lies a l'exposition a des produits chimiques.
Le bilan est donc catastrophique. C'est un drame ce qui s'est passe dans cette region du monde: un drame ecologique et humain.

Moynak...
Cet ancien port de peche prospere a donc vu la mer se retirer progressivement... Avec elle est partie une grande partie de sa population (l'importante activite economique liee a la peche et a la mise en conserve s'etant evidemment effondree). La mer est maintenant a 150km de cette pauvre ville perdue au milieu d'un desert de sable et de poussiere. Une ville fantome ou les carcasses rouillees de quelques bateaux sont restees la, pour temoigner de ce drame; ou les rares habitants doivent vivre dans des conditions miserables, eloignes desormais d'absolument toute forme de vie.




Samarkand...ñàìàðêàíä
La derniere etape "ouzbek" avant de rejoindre le Tadjikistan.
Cette ville, probablement la plus connue en Ouzbekistan, m'a laisse un avis mitige. Tout d'abord parce qu'elle regorge de touristes et que c'est du coup tres difficile de s'approprier les lieux. Je ne parle pas des voyageurs independants qui, pendant de longs mois, traversent a pieds, en velos ou en bus les contrees lointaines de l'Asie Centrale. C'est toujours un plaisir de rencontrer des amoureux du voyage comme eux, avec lesquels on peut passer de longues heures a echanger conseils ou anecdotes de voyages... Non, je parle de ces groupes organises qui deversent leurs touristes bruyants et plein de tunes... Depuis l'Iran, j'avais perdu l'habitude d'en voir...mais en Ouzbekistan, la dure realite du tourisme de masse revient au galop... (pour plus tres longtemps, heureusement...)
Ensuite, parce que les beautes architecturales et historiques, tel l'incroyable Registan, ont fait l'objet d'une sorte d'amenagement tout autour d'elles et que cet amenagement, a mon gout, denature les lieux plus que ne les mette en valeur. Les grandes avenues, les rues pietonnes mais surtout ces murs qui separent les quartiers touristiques des vieux quartiers traditionnels, eriges probablement dans le but de cacher la misere, m'ont laisse un gout amer. C'est dommage car il y a tout, a part ca, pour se sentir tres a l'aise dans cette ville: des sites grandioses, une population tadjik chaleureuse, un marche charmant et des guest houses parmi les plus confortables de mon periple.
J'y passerai toutefois quelques journees agreables avant de prendre la route pour le Tadjikistan, a 1h d'ici.

La place du Registan...specialement pour Razik!







Details sur quelques monuments de Samarkand


 

  

  


Principaux monuments architecturaux de Samarkand, Au centre, le mausolee d'Amir Timur...etrangement modeste.





Metiers et scenes de la vie quotidienne...





Mon lit en dortoir  pour 6$ petit dej inclus...                                         Mes amies de passage place du Registan 

 



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